Interview d’Alice, traductrice chez CIL traduction

La profession de traducteur-interprète reste encore peu connue, malgré une société où les échanges internationaux sont omniprésents. Afin d’en savoir plus sur ce métier, nous nous sommes entretenus avec Alice Joncheray-Honneysett, traductrice juridique de l’agence CIL Traduction.

Comment êtes-vous devenue traductrice ?

La curiosité dès mon plus jeune âge pour les langues étrangères, ou plutôt pour les personnes et cultures au-delà des frontières de l’hexagone, m’a amenée tout d’abord à partir aux USA, puis par la suite à étudier ou travailler dans divers pays tels que la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Mexique, ou encore Porto Rico. J’ai un Master en négociation trilingue, ainsi qu’un certificat d’interprétariat de l’Université de New-York, et chaque année je suis des formations et conférences pour me former et mettre à jour mes compétences. En parallèle, j’ai également été enseignante en langues pendant de nombreuses années, et je suis interprète dans le cadre de mon activité de traductrice assermentée. Le travail de traducteur est avant tout un métier passion !

Combien de langues faut-il connaître pour être traducteur ?

Au moins deux, mais très bien ! Toute langue supplémentaire représente un avantage pour se positionner sur le marché. Mes langues fortes sont le français, l’anglais et l’espagnol mais j’ai aussi des compétences dans d’autres langues comme le portugais et l’italien que je traduis régulièrement à l’écrit vers le français. Une spécialisation est également un plus sur la durée car elle permet de maîtriser parfaitement des concepts, des structures et des termes particuliers. Cela ne signifie pas que l’on ne sort jamais de cette spécialisation. Cependant, la difficulté du traducteur généraliste est qu’il est souvent considéré comme quelqu’un de polyvalent pouvant répondre à toutes les demandes. Cela relève de l’impossible, à moins de se lancer à chaque fois dans de longues recherches. Ce qui est enrichissant lorsque l’on travaille directement pour une entreprise ou pour une agence, c’est l’échange et le partage de points de vue et d’expérience entre traducteurs. De manière générale, il s’agit tout de même d’un métier assez solitaire.

La traduction juridique, c’est quoi ?

Il s’agit de traduire tout type de document à caractère légal, tels que les contrats, actes notariés, actes d’état civil, procès-verbaux, règlements, etc. Outre la conformité du contenu, nos clients souhaitent la confidentialité, la fiabilité et des délais courts. Souvent, la traduction doit être certifiée par un expert de justice assermenté par une cour d’appel.

Qui nécessite ce type de travail ?

Principalement des notaires, avocats, administrations publiques mais aussi des particuliers et tout type d’entreprises pour leurs besoins administratifs ou légaux. Au CIL Traduction, tout ou presque se traite en ligne, ce qui nous permet de travailler simultanément pour plusieurs continents et répondre rapidement à la demande continue. Le décalage horaire est un atout majeur pour les demandes urgentes : le travail avance tandis que le client dort !

Pour finir, quels sont vos conseils pour les traducteurs en poste ou en devenir ?

Suivez régulièrement des formations, forums, conférences, webinaires ou autres, car ce métier évolue très vite ! Il est fondamental de renouveler vos connaissances et compétences. N’hésitez pas à vous spécialiser dans une branche qui vous passionne, cela portera ses fruits à long terme. 

www.cil-traduction.com – contact@cil-traduction.com

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