Envoyer son manuscrit aux maisons d’édition : les principes à respecter

Envoyer son manuscrit aux maisons d’édition : les principes à respecter

Lorsque l’on est auteur et que l’on souhaite envoyer son manuscrit aux maisons d’édition, on ne sait souvent pas comment s’y prendre. Vous souhaitez être lu attentivement, et pour ce faire, quelques principes doivent être respectés. Deux points essentiels à soigner : la présentation et la lettre de couverture de votre manuscrit.

1. Les règles de mise en page de votre livre

Clarté, lisibilité, confort de lecture doivent être les maîtres mots !
Ce qu’il faut savoir  : si vous envoyez votre manuscrit à une grande maison d’édition, ce n’est pas l’éditeur lui-même qui le lira mais un lecteur professionnel.
Ces lecteurs sont payés par manuscrit traité. Face à la quantité impressionnante de manuscrits reçus, leur jugement est implacable. Il est donc essentiel de bien soumettre et mettre en page votre manuscrit.

Conseils clés

  • Un manuscrit dactylographié qui s’appelle un tapuscrit. Les textes manuscrits ne sont pas lus.
  • Sans fautes d’orthographe
  • Un interligne minimum de 1,5
  • Une police de taille 12 ou 14
  • Un manuscrit paginé et relié.
  • Un format A4 est parfait.Un format livre ou BAT (bon à tirer) n’est pas nécessaire.
  • Laissez des marges appropriées pour que le lecteur puisse annoter le texte si nécessaire.
  • Soyez sûr de mettre votre nom sur la couverture  ! (avec, si vous le souhaitez, votre adresse)

2. La lettre de couverture de votre manuscrit

C’est LA lettre de présentation de votre livre. Envoyer votre texte sans lettre de motivation, c’est un peu comme envoyer votre CV sans donner les raisons de votre candidature.

Votre lettre doit comprendre

  • Le titre de votre livre, votre adresse, votre numéro de téléphone et votre adresse électronique(même si la plupart des échanges se font par voie postale)
  • 2 lignes pour vous présenter. Notez que cela n’est nécessaire que si vous pouvez faire valoir d’autres livres déjà publiés ou si vous avez une expérience personnelle ou professionnelle en rapport avec le thème développé dans votre livre.
  • 2 lignes pour expliquer pourquoi vous avez choisi cette maison d’édition en particulier. La plupart des auteurs envoient leurs manuscrits en masse aux maisons d’édition sans prendre le temps de comprendre les lignes éditoriales des maisons auxquelles ils s’adressent. C’est une approche totalement inefficace. Vous devez pouvoir justifier l’envoi de votre texte à cette maison d’édition en particulier et pas à une autre. Montrez que vous connaissez bien la maison à laquelle vous postulez et que vous ne l’avez pas choisie par hasard.
  • 2 lignes pour introduire votre texte. Il ne s’agit pas d’un résumé exhaustif, car aucun lecteur ne voudra poursuivre sa lecture s’il connaît déjà tous les rebondissements et l’issue de l’histoire. Vous devez donc trouver la phrase d’ouverture qui donnera au lecteur cette première impression si importante, quelque chose comme une atmosphère, l’envie de commencer à lire votre texte. Cela ne vous empêchera pas de joindre un synopsis de votre travail dans lequel le rédacteur trouvera toutes les raisons de lire votre manuscrit (voir le point 3 de cet article).
  • 2 lignes de remerciements. Un lecteur sera toujours plus heureux d’aborder une lecture si son travail est considéré et valorisé.
  • N’oubliez pas d’être bref. Une page devrait être plus que suffisante.

Ce sont les règles d’une bonne lettre de présentation pour votre manuscrit, mais les règles peuvent et doivent être transgressées. Ce que les éditeurs recherchent, avant tout, c’est l’originalité.
Savoir se démarquer ! Affirmer, dès la lettre, votre singularité, votre regard d’auteur !La seule règle, donc, en la matière, c’est qu’il n’y en a pas!

 » Se démarquer de la foule est la règle ultime  ; »

3. Le synopsis (ou résumé) de votre livre : un plus à soigner pour augmenter vos chances d’être lu

De plus en plus d’éditeurs demandent que votre manuscrit soit accompagné d’un synopsis, (que l’on appelle aussi « résumé » mais dont le rôle n’est pas de dérouler toute l’histoire, ses rebondissements et jusqu’au dénouement de l’histoire). Et s’ils ne le demandent pas explicitement, c’est un atout qu’ils apprécient et cela augmente vos chances d’être lu. Car, comme vous le savez, ils reçoivent chaque jour un nombre considérable de manuscrits. Ils ne les lisent pas tous et font une première sélection
Alors, si vous n’avez pas un parrain influent, un nom d’écrivain connu, plusieurs livres déjà publiés, il vous faut d’autres arguments pour retenir leur attention avant même d’avoir lu vos 250 pages ou plus : un sujet, original bien sûr, mais aussi qui correspond à leur ligne éditoriale et s’inscrit dans une de leurs collections et qui a manifestement un potentiel commercial ; une histoire, des personnages, une intrigue et un récit bien construit…

C’est ce que votre synopsis l’aidera à repérer et si le retour de l’éditeur est positif à ce stade, vous avez beaucoup plus de chances de voir votre manuscrit sur la pile de lecture.
Que raconter sur votre livre ? Et comment le dire ? Dans cet article 10 conseils clés et la bonne méthode pour rédiger un synopsis percutant pour un éditeur et mettre les chances d’être lu de votre côté.