Conseils clés pour envoyer votre manuscrit aux maisons d’édition

Conseils clés pour envoyer votre manuscrit aux maisons d’édition

Notre fiche-conseil précédente traitait des éléments essentiels à l’envoi de votre manuscrit aux maisons d’édition. Nous avons reçu de nombreux commentaires chaleureux, mais aussi de nouvelles questions, des clarifications et des conseils pertinents de la part d’auteurs et d’éditeurs expérimentés. Nous les partageons avec vous.

Vos questions et réponses d’auteurs et d’éditeurs expérimentés pour avoir toutes les chances d’être lues

Est-il nécessaire de faire appel à un correcteur  ?

C’est plus sûr. Il est essentiel de nettoyer le texte des trivialités – boursouflures de style, fautes de langue, erreurs de ponctuation, erreurs typographiques, etc… – car elles susciteront la colère d’un rédacteur et donneront une image négative de l’auteur. Si vous ne pouvez pas le faire vous-même, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel
De plus, un auteur qui a laissé son manuscrit entre les mains d’un ou plusieurs lecteurs d’épreuves en a une vision plus précise, il est donc mieux à même de cibler ses envois.

Qui sont les lecteurs des maisons d’édition ?

Les jeunes lecteurs.Ils sont très souvent des étudiants, des intérimaires, des stagiaires, des apprentis auteurs, parfois rémunérés au manuscrit, donc la plupart du temps, des jeunes. Les mots anciens, les mots savants et les figures de style complexes peuvent ne pas passer.

Dans quel format dois-je envoyer mon manuscrit ?

>Fichier numérique par courriel ? A vérifier.
Certaines grandes maisons d’édition telles que Gallimard, Albin Michel, Grasset, Flammarion, Hachette, n’acceptent pas les envois par courrier électronique. Vous trouverez ces détails sur le site web de l’éditeur sous la rubrique  » envoyer votre manuscrit  ; » ou  » nous contacter  ; ».
>Papier imprimé par la poste ? Oui, par courrier ordinaire.
N’envoyez pas votre manuscrit par courrier suivi ou recommandé, et encore moins par Colissimo ou Chronopost. Il doit être envoyé dans une enveloppe A4 renforcée, avec un affranchissement standard.

Puis-je faire un suivi avec un éditeur ?

Non recommandé. Si vous voulez garder vos chances d’être lu, il n’est pas conseillé de contacter un éditeur par courriel ou par téléphone.

À quoi bon récupérer mon manuscrit après qu’il ait été rejeté ?

Très intéressant.

C’est très souvent un bon moyen de savoir si votre livre a réellement été lu, ou même simplement ouvert.

Comment savoir quelle maison d’édition cibler ?

Lisez leurs auteurs. Il y a bien sûr la ligne éditoriale, parfois explicitée, mais plus souvent suggérée par les choix rédactionnels. Pour les grandes maisons d’édition, c’est parfois difficile à appréhender. Pour être sûr de votre choix, il n’y a pas d’autre moyen que de lire les principaux auteurs de la maison. Si vous pensez que votre manuscrit est similaire à l’une de ces publications, alors sautez le pas, mais sans vous comparer ou vous dénigrer à ces auteurs.

Une recommandation est-elle nécessaire pour être publié ?

Il se peut que vous soyez lu, mais pas publié. Si vous connaissez personnellement un auteur déjà publié par la maison d’édition à laquelle vous postulez, quelqu’un qui y travaille, ou simplement une relation de cette maison, n’hésitez pas à le faire savoir dans votre lettre de présentation du manuscrit. Cela ne garantira en aucun cas que vous serez publié, mais cela vous assurera d’être lu
Si vous n’êtes pas du tout connecté au monde de l’édition, comme la grande majorité des auteurs, ne vous découragez pas, la clé est de s’accrocher et d’être audacieux. Et soyez intelligent, par exemple en polissant vos débuts.

Très souvent les lecteurs s’arrêtent à la septième page alors, comme le dit Bernard Werber, 

«  Prenez soin de la première page, de la première ligne, du premier mot  « .